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Les évènements du 15 MAI 2019

  • Les AESH en colère poursuivent leur mobilisation ! - 13 mai

    Les AESH en colère poursuivent leur mobilisation ! avec les organisations syndicales SUD éducation, FSU, CGT et FO, dans le cadre d’une journée nationale de mobilisation, rendez-vous
    mercredi 15 mai à Lorient sur le marché de Merville à 11 heures Depuis plusieurs semaines, les personnels de l’éducation nationale se mobilisent contre la loi Blanquer dite de l’École de la “confiance” et contre la loi de transformation de la Fonction Publique.
    Pour les accompagnant·es d’élèves en situation de handicap (...)

une proposition de motion (voir pièce jointe) à signer en conseil des maitres, suite à la suppression autoritaire de poste de maitre E sur Lanester, au nom du SNUIPP et de SUDéducation

Ecole publique de ………………………………………………..

Motion du Conseil des Maîtres

Les enseignants-es de l’école, réunis-es le……………………………………………….tiennent à faire part de leur inquiétude quant à la politique menée dans le département en ce qui concerne le traitement de la difficulté scolaire.
Ils refusent la suppression des postes RASED E décidée par la DASEN en carte scolaire ou leur blocage lors du mouvement. Ils refusent que les maîtres E soient considérés comme « non nécessaires » par la DASEN. Ces mesures de suppression se sont faites dans des secteurs socialement fragiles mais peuvent aussi toucher d’autres secteurs du département.
Parce que la difficulté scolaire concerne toutes les écoles du département et que les maîtres E participent à sa remédiation, le conseil des maîtres exige le maintien des postes de Maître E et leur développement sur l’ensemble du département. Le traitement de la difficulté scolaire doit rester du ressort de l’Education Nationale.

Communiqué intersyndical Publié le lundi 17 juin 2019

Communiqué FSU (SNES, SNEP, SNUEP, SNETAP), CGT (Educ’Action, agri, enseignement privé), Solidaires (SUD éducation, SUD rural-territoires, Sundep), SNALC, CNT, SYNEP-CFE-CGC, Snec-CFTC avec le soutien des Stylos rouges, de la chaîne des bahuts et de l’APSES

L’appel intersyndical à la grève de la surveillance des épreuves ce lundi 17 juin a été bien suivi. En dépit de la communication lénifiante du ministre de l’Education nationale, les centres d’examens ont été obligés de faire des sur-convocations, des pressions, des appels à d’autres personnels. Les épreuves se sont déroulées, parfois au prix de conditions inacceptables.

Une fois de plus, le gouvernement a campé sur ses positions méprisantes et autoritaires. Il a refusé le dialogue social et toute réponse au préavis de grève, mais s’est vu obligé de défendre ses réformes, et de renoncer à certaines mesures de la loi Blanquer.

La grève de la surveillance des épreuves a été majoritaire dans bon nombre d’établissements.Elle a aussi mobilisé en collège.

Les organisations syndicales représentatives du public et du privé, de l’enseignement agricole ainsi que les Stylos rouges et la chaîne des bahuts, appellent les personnels à continuer à se réunir en assemblées générales, et à poursuivre la grève là où elle a été ou sera décidée collectivement, pour : → une revalorisation significative des rémunérations ; → le retrait des réformes des lycées et du baccalauréat ; → le retrait de la loi Blanquer et du projet de loi « Fonction publique ».

Des préavis de grève sont déposés à cet effet sur toute la période des examens et concours. Les organisations dénoncent toutes les formes de pressions et de répressions touchant les élèves et les personnels. Elles soutiendront toutes celles et ceux qui en sont victimes.

Déterminées à poursuivre l’action, les organisations appellent à mettre en débat la grève le jeudi 27 juin, premier jour de la surveillance du brevet des collèges et journée d’action interfédérale contre la loi Fonction publique et pour la revalorisation des salaires.

Vous trouverez en pièce jointe un compte rendu de la CAPD mouvement qui a eu lieu jeudi 13 juin.

Attention !

Les collègues nommé.e.s sur vœu large à titre définitif, ou sur zone hors type de poste à titre provisoire peuvent demander une révision de nomination AVANT LE LUNDI 17 JUIN à MIDI . (précisions dans le compte rendu joint)

Pensez à nous adresser une copie de votre courrier.

N’hésitez pas à nous contacter pour tout renseignement.

Pour les collègues restant à nommer, informez-nous par mail de vos priorités.

La phase d’ajustement aura lieu le 24 juin.

Les représentantes des personnels Sud éducation 56 élues à la CAPD

Mise au pas pédagogique et infantilisation

En guise de circulaire le ministre délivre ses instructions et les complète avec des recommandations pédagogiques très précises, transformant les enseignant·e·s de maternelle en simple exécutant·e·s. Il s’agit d’une véritable remise en cause de notre professionnalisme et de notre liberté pédagogique.

Formatage hiérarchique et pilotage par l’évaluation

L’année prochaine encore, l’ensemble de la formation continue sera consacrée aux mathématiques et au français en s’appuyant sur les seuls documents ministériels... Le ministre, tout en adoptant une posture pseudo scientifique et en invoquant la recherche, ne s’appuie que sur des rapports qu’il a commandités. À contrario, une réelle démarche scientifique de recherche demande de confronter les idées et de se nourrir des débats dans tous les champs disciplinaires : sociologie, sciences de l’éducation, sciences cognitives et pas seulement une branche des neurosciences. Le ministre en appelle à la "mobilisation des cadres" pour faire appliquer ses injonctions pédagogiques et piloter les enseignant·e·s en fonction des résultats de leurs élèves aux évaluations nationales. Une nouvelle fois, il fait preuve d’autoritarisme en imposant des évaluations conçues comme un instrument de propagande pour justifier l’idéologie réactionnaire qu’il défend en matière de pédagogie. Il continue à tourner le dos aux innovations portées par les différents mouvements de pédagogies coopératives.

La fin des cycles

Pour asseoir son œuvre réactionnaire, le ministre tourne le dos aux cycles en imposant des « attendus » pour chaque année d’école élémentaire. Cela illustre bien là, la vision étriquée et le modèle transmissif qui sous-tendent toutes ces injonctions.

La fin de l’école maternelle

Outre le cadeau aux écoles privées sous contrat par le biais de l’obligation d’instruction à 3 ans, Blanquer déplace la pression scolaire dès le plus jeune âge. Ainsi, la course aux savoirs fondamentaux doit commencer dès la petite section pour préparer au CP. Cela aura pour conséquence d’anticiper les réussites ou les échecs scolaires en confrontant de manière précoce les enfants à des attendus, des normes renforçant la logique de tri social de l’école. Les normes scolaires font office de « police » du développement des enfants, hiérarchisent les compétences qui sont attendues d’eux selon les domaines les plus spécialement rentables pour leur avenir scolaire et pour le monde de l’entreprise. L’école maternelle n’est plus une école à part entière avec ses objectifs propres mais devient une école pré-élémentaire. Il y a là la certitude de nourrir bien des échecs scolaires.

SUD éducation rappelle à cette occasion que la circulaire de rentrée ne contient en ce qui concerne les pratiques pédagogiques que des « recommandations » qui par définition ne constituent pas des instructions.

SUD éducation appelle en conséquence les personnels à continuer à exercer le plein usage de leur liberté pédagogique.

SUD éducation continuera de s’opposer frontalement aux tentatives de mises au pas des personnels, et revendique la suppression des évaluations nationales imposées aux élèves, et aux personnels.

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