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Publié : 16 janvier

Pour nos retraites, on continue !

Dans l’éducation, un mépris jamais égalé !

Après avoir affirmé que les estimations de notre simulateur étaient mensongères, Jean-Paul Delevoye lui-même a concédé que les pensions des enseignant-e-s pourraient chuter d’au moins 30 % (avant qu’il ne nous quitte pour se consacrer à ses « oublis » de déclarations).
De son côté, Blanquer annonce chaque matin que nous serons augmenté-e-s mais toujours sans aucun engagement. Malgré les annonces relayées avec complaisance dans les médias,
AUCUNE garantie ne nous a été donnée jusqu’à présent !

Pire ! , les quelques miettes que Blanquer nous jette sont liées à des conditions inacceptables : révision de notre temps de travail (réduction des vacances, remise en cause du temps de service), révision des missions, voire instauration de primes au mérite, individualisation des carrières etc.
Travailler plus pour gagner moins : pour nous c’est non !

« Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose ! »

« Les caisses sont déficitaires »
FAUX ! Le Conseil d’Orientation des Retraites lui-même le souligne. Ajoutons que ce sont les politiques de cadeaux fiscaux sans contreparties (CICE, ISF, flat taxes…) et d’encouragement à l’évasion fiscale (plus de 100 miliards par an) qui creusent un déficit factice dans nos caisses de retraites !

« Le système par points est plus simple et juste pour tou-te-s »
FAUX ! Privé et public seront dans la même galère !
• En prenant en compte l’ensemble de la carrière au lieu des 6 derniers mois dans le public (25 meilleures années dans le privé), tout le monde sera perdant et verra ses années de chômage et de temps partiel faire baisser sa pension. Cela affectera particulièrement les femmes, encore une fois !
• En limitant le budget global à 13,8 % du PIB, malgré la hausse démographique, le gouvernement veut nous faire croire qu’en coupant un gâteau en 6 ou en 40 parts, cela revient au même.
• Avec une prise en compte bien trop restreinte de la pénibilité.
• En instaurant un âge pivot à 64 ans, qui concerne même ceux et celles né-e-s avant 1975, alors que cela correspond à l’espérance de vie en bonne santé et que seul-e-s 30 % des 60/64 ans trouvent un travail !
Enfin, on s’étonne que les policier-e-s et les militaires, etc. soient exonéré-e-s d’un système si égalitaire !

« Les privilégié-e-s des régimes spéciaux assèchent les caisses »
FAUX ! Cette mise en concurrence des professions n’est qu’un leurre pour tirer tout le monde vers le bas. Les régimes spéciaux ne concernent que 3 % des actifs et actives ! Et c’est d’ailleurs leur suppression qui va nous obliger à compenser leurs caisses, le nombre d’actif diminuant avec la suppression du statut pour les nouveaux entrants…

« Tout le monde est contre les régimes spéciaux »
FAUX ! Et toi ? Tu accepterais de travailler de nuit jusqu’à 64 ans, d’être éloigné-e de ton foyer 3 nuits par semaine comme c’est le cas pour les conducteurs et conductrices de trains ou d’avoir une espérance de vie de 58 ans comme les égoutier-e-s. Non ? Les régimes spéciaux prennent en compte la pénibilité des métiers. Ils devraient plutôt être étendus !

« Il y a trop de retraité-e-s par rapport aux actifs »
FAUX ! Exit le principe de solidarité avec les plus fragiles et entre les générations : est-ce qu’on dirait « il y a trop d’enfants/d’handicapé-e-s par rapport au nombre d’actifs Cette guerre des générations est encore amplifiée par la proposition de clauses du grand-père.
Nous ne serons pas celles et ceux qui auront sacrifié les générations suivantes !

Imposons un autre avenir !

Le projet du gouvernement est également d’anéantir toute contestation sociale et syndicale à l’image de ce qu’a pu faire Thatcher dans les années 80. Nous ne pouvons nous permettre de perdre !
Nous appelons donc tou-te-s les collègues à prendre leurs responsabilités pour ne pas se demander plus tard si nous aurions pu empêcher le massacre. Nous pouvons gagner. Le fait que le gouvernement modifie à la marge son projet est la preuve qu’il peut céder.

SUD éducation appelle à  :
- se mettre massivement en grève reconductible dès à présent ;
- participer à l’ensemble des actions et manifestations interprofessionnelles prévues mercredi 22 et jeudi 23 janvier ;
- le vendredi 24 janvier, jour de présentation du projet de loi, doit être une journée ;
particulièrement forte de grève générale, de blocages et de manifestations ;
organiser partout des Assemblées générales pour préparer les suites.

Les actions à venir pour la semaine prochaine

Lundi 20 janvier

- tractages ; rendez- vous Cosmao Dumanoir Lorient 6h30
- Vannes 17h30 ; intersyndicale

Mardi 21 janvier

-  Lorient tractages:rendez- vous Cosmao Dumanoir 7h30

- Vannes 14h00 Rassemblement devant l’Agence régionale de santé (ARS) Bd de la Résistance Vannes (face aux archives départementales)

Mercredi 22 janvier

-  Lorient  : rassemblement à 7 h 30 Inspections de l’Éducation Nationale de Lorient, Rue Jules Massenet.

- Vannes : rassemblement à la DSDEN à 15 h : même action que mercredi 17/01 :

Jeudi 23 janvier

- Lorient : retraite aux flambeaux à Lorient en fin de journée
Rendez-vous 18h parvis de la gare

- Vannes 18h00 ; manifestation
« retraite au flambeau contre une retraite en lambeaux »

Vendredi 24 janvier

- Lorient  : 10h, manifestation, départ de Cosmao Dumanoir.

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Tract Solidaires : les femmes les grandes perdantes !

Ce seront nos camarades féminines qui seront en tête du cortège et qui feront les prises de parole.

Banderole femme intersyndicale, chorégraphie à réviser : bleu de Travail + foulard rouge + gants jaunes
- La chorégraphie détaillée : https://vimeo.com/382885904
- les paroles : http://sud.education56.ouvaton.org/spip.php?breve170&lang=fr

-  Vannes 14h00 ; manifestation Le Port – Conseil départemental – Mairie : interpellation des politiques

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Tract Vannes 24 janvier

- Appel à participer aux manifestations dans le département.