Vous êtes ici : DERNIERS ARTICLES > Actualité > Financement de l’enseignement privé : le ministère poursuit sa propre mise en (...)
Publié : 16 décembre 2019

Financement de l’enseignement privé : le ministère poursuit sa propre mise en concurrence !

Financement de l’enseignement privé : le ministère poursuit sa propre mise en concurrence Communiqué de la fédération SUD éducation le jeudi 12 décembre 2019

Le ministère profite de la fin de l’année scolaire pour financer en catimini par décret le privé à hauteur de 11 millions d’euros prélevés sur le budget de l’État.

Fin 2018, deux notes de la DEPP (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) montraient que la hausse de fréquentation de l’enseignement privé s’opérait au détriment de l’enseignement public.
En dix ans, ce sont près de 100 000 élèves de plus qui accomplissent leur scolarité dans le privé.

Le ministre Blanquer profite également de la fin de l’année pour augmenter par arrêté de 1,12% la subvention de l’État accordée aux établissements privés sous contrat du second degré. Les écoles, collèges, et lycées sous contrat sont pourtant déjà financés à plus de 73% sur fonds publics.

Cette évolution n’a rien d’étonnant : d’une part, en supprimant des postes le ministère organise son propre démantèlement. D’autre part, en subventionnant toujours davantage le privé par rapport au public, le ministère favorise sa propre mise en concurrence et, in fine, la privatisation progressive du service public d’éducation

SUD éducation rappelle également que cette loi dite « pour l’école de la confiance » a permis le financement des écoles maternelles privées par l’État à travers les communes (estimé entre 100 et 150 millions). SUD éducation rappelle que ce sont 10 milliards d’euros qui sont versés chaque année à l’enseignement privé, majoritairement confessionnel.

Cela est en complète contradiction avec le principe de laïcité

Contre ces choix budgétaires qui se font sur le dos des personnels et des usager-e-s, SUD éducation revendique :
• des créations de postes à hauteur des besoins
• la socialisation de l’enseignement privé, sans indemnité ni rachat