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Publié : 24 mars 2014

Rectorat de Rennes : Compte rendu de l’audience du 24 février 2014

Pour le rectorat : Jean-Yves Bessol (DASEN 35) et Marc Vauléon (DRH)
Pour SUD Éducation Bretagne : Michèle Le Tinnier, Christian Brunel, Basile Cure

Rappel des points :
- principe de fonctionnement du mouvement
- postes à profil
- temps partiels
- formation continue
- question réglementaire du temps d’accueil
- situation du remplacement

Nous commençons l’audience en excusant Gwendoline Andrieux, qui faute d’être remplacée dans sa classe n’a pas pu prendre sa journée.

- Principe de fonctionnement du mouvement :
SUD Educ : souhaite revenir à deux phases de mouvement (avec publication des postes restants après la première phase et réouverture du serveur pour repostuler sur ces postes). Arguments : actuellement phase d’ajustement début juillet très subjective, souvent faite manuellement (notamment dans le 56). La circulaire ministérielle n’interdit pas ces 2 phases : « aucune autre saisie de vœux ne devrait être faite ». (On n’ajoute pas que la phase d’ajustement est aussi le terrain d’arrangements multiples pour certains syndicats...).

Réponse rectorat : retour à 2 mouvements n’est pas à l’ordre du jour. Principal argument : l’allègement du travail pour les services (« une quinzaine de jours de gagnés »). Délai trop court pour une 2e saisie. Les vœux ne sont pas une phase obligatoire, même au premier mouvement. La spécificité du 56 a été soumise au recteur par l’IA du 56 : en cours de réflexion.

SUD Educ : regrette que les zones géographiques sur lesquelles postulent les collègues se soient étendues. Pourraient revenir au niveau des cantons. Souligne que les affectations très éloignées du lieu de domicile nuisent à la stabilité des équipes dans les écoles.

Réponse rectorat : admet que les zones sont larges et que le nord du 56 et le sud du 22 posent problème... Mais pas de révision en vue. Nous rappelle qu’en tant que fonctionnaire on se doit d’habiter près de notre lieu de travail !...

- Postes à profil :
SUD Educ : rappelle son opposition à la multiplication des postes à profil et leur logique de particulariser les postes. Ça concerne surtout le 35 : postes surnuméraires (dispositif « plus de maîtres que de classes »), mais aussi classes passerelles, dispositifs Éclair.

Réponse rectorat : resterait sur la base de l’existant, pas de nouveaux postes. Éventuellement 2 ou 3 postes surnuméraires en plus dans le 35.

- Temps partiels :
SUD Educ : soulève le problème des refus de temps partiels. Rappelle que le droit doit être appliqué. Rien ne s’oppose notamment à ce que les « brigades » puissent demander des temps partiels. Des cas précis de refus signalés notamment dans le 29.

Réponse rectorat : admet que la réforme des rythmes scolaires complique considérablement les temps partiels : on fait dans l’individuel, « dans la dentelle ». Les IA valident les scénarios proposés par les mairies : « on fait un essai un an en autorisant ces scénarios et on fait un bilan ». Ne nie pas que l’année suivante une homogénéisation sera sans doute nécessaire. Le temps partiel de droit peut être refusé, ce n’est pas illégal car la nécessité du service prime. Mais nous incite à soumettre les cas précis à la DASEN du 29.

- Formation continue :
SUD Educ : déplore la quasi-absence de formation continue. Les TRS et les BD y ont encore moins accès. Comment prétendre faire une refondation de l’école sans former les enseignants ? L’exemple de l’ABCD du genre en est un bon exemple... Dans le 35 cette année il y avait encore le vivier des PES (25 stagiaires), mais ce ne sera plus le cas l’année prochaine. Le peu de FC qui reste s’adresse à des publics désignés. Et encore : les stages de directeurs ne sont même plus assurés, notamment dans le 56. Enfin estime que les 18 h de formation risquent de devenir de la formation à distance, sans possibilité d’échanges, de confrontations, de débats entre collègues. De plus cette formation à distance fait exploser notre temps de travail.

Réponse rectorat : reconnaît qu’il y a une contradiction car c’est une « priorité du ministère » ! Il faut « suivre sur 5 ans ». Sur les 18 h, rappelle que ce sont les syndicats d’enseignants qui ont voulu diminuer le volume des heures en présentiel... La mise en place de la formation par M@gistere est plus complexe que prévu, pas encore opérationnelle.

- Temps d’accueil :
SUD Educ : rappelle que les 10 minutes effectuées avant l’heure d’entrée en classe peuvent représenter jusqu’à 48 h par an (semaine de 4 jours) et 54 h par an pour la semaine de 4 jours et demi. Or, il y a contradiction entre le Code de l’Éducation qui précise que « l’accueil des élèves est assuré dix minutes avant l’entrée en classe » et le décret qui définit nos obligations de service, où ne figure pas ce temps d’accueil. De plus, on trouve dans certains règlements types départementaux l’obligation pour tous les collègues d’être présents 10 min avant l’heure d’entrée en classe. Quelle justification de ces différences ? De quelle manière ce temps est-il décompté et rémunéré ?

Réponse rectorat : nous sommes dans un pays où la règle est la semaine de 35 h. Croit au professionnalisme des enseignants pour être effectivement présents avant l’entrée des élèves. Et on a touché une ISAE, non ? Pas de réponse précise, il faut qu’on envoie un courrier au recteur afin que le service juridique du rectorat s’en empare...

- Situation du remplacement :
SUD Educ : dénonce une crise sans précédent entraînant un état de fatigue général de la part des collègues qui voient leurs effectifs exploser. Demande qu’on rouvre la liste complémentaire. Souligne la contradiction à nous parler toujours de « continuité pédagogique » alors que l’administration n’assure pas le suivi des élèves.

Réponse rectorat : reconnaît que la situation est « très tendue », qu’il y a « une vraie difficulté » surtout dans le 56 et le 22, un peu moins dans le 35. Le problème est appréhendé pour l’année prochaine. Compte bien sur l’amélioration de la situation après les vacances... Mais pas question d’ouvrir la liste complémentaire puisqu’on est déjà en surnombre dans l’académie. Expliquer aux parents mécontents que les problèmes de remplacement sont dûs à des choix budgétaires... Veulent-ils qu’on augmente leurs impôts ? Il y aurait une solution : s’attaquer à l’émiettement des écoles, fermer les petites écoles pour récupérer des postes !

SUD Educ : ce qui favoriserait l’école privée...

Réponse rectorat : non bien sûr, ce choix ne pourrait se faire en déséquilibrant public/privé...