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Publié : 28 février 2012

Le blog du collectif EVS-AVS 35

Collectif regroupant des travailleurs précaires non-enseignants de l’Éducation Nationale du 1er et du 2nd degré.

http://www.evs-avs35.fr/

"Nous faisons des tâches indispensables au bon fonctionnement de l’école, du collège, du lycée : assistance administrative aux directeurs d’écoles, accompagnement d’élèves handicapés, surveillance et accompagnement éducatif, restauration et entretien, maintenance informatique, tenue de bibliothèques et des CDI…Sans nous, l’égalité des chances et l’intégration scolaire, notamment pour les élèves handicapés, ne seraient pas respectées. Pour cette priorité nationale, l’Etat a choisi de nous embaucher avec des contrats de droit privé, les contrats dits « aidés » appelés CAE/CUI que sont tous les EVS (Emploi vie scolaire) ou des contrats de droit public par le recrutement de personnels non-titulaires que sont les AED (Assistant d’éducation), les AVS (Auxiliaire de vie scolaire), ou les AP (Assistant pédagogique).

Quels que soient nos contrats, ce sont tous des contrats précaires, sous-payés, souvent à temps partiel imposé et sans perspective d’embauche à titre définitif dans l’Éducation Nationale. L’Education Nationale ne nous permet de bénéficier d’aucune formation digne de ce nom, ni pour les missions que nous exerçons, ni pour nous aider à nous insérer professionnellement à la suite de ces CDD. Depuis des années, le ministère de l’Education Nationale ne fait preuve d’aucune reconnaissance à notre égard et met en péril, à travers cette politique éducative destructrice, la qualité des missions, pourtant difficiles, que nous exerçons. En réalité, les rectorats économisent des milliers de postes qualifiés (documentalistes, personnel des réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté…) alors que dans le même temps, pour toute embauche de personnel sous contrat précaire que sont les « contrats aidés » qu’ils mettent en place massivement, ils reçoivent des financements de la part de l’Etat, c’est-à-dire des contribuables.

Ces misérables contrats : les CAV, CAE, CAE/CUI, etc., font partie de la panoplie gouvernementale pour embellir les chiffres du chômage en faisant semblant de régler le problème, mais non seulement ils ne remplissent pas l’objectif affiché mais ils appauvrissent les chômeurs qui les signent. Ils leur sont souvent prescrits sous la contrainte puisqu’il n’y a pas d’autres propositions de travail : ainsi, ils peuvent s’assimiler à du travail forcé ou obligatoire « en tant que méthode de mobilisation et d’utilisation de la main-d’œuvre à des fins de développement économique », ce qu’interdit la Convention n°105 de l’OIT du 25 juin 1957 dont la France est signataire. Face à cette entourloupe statistique et financière, la lutte doit s’exercer sur le terrain juridique, de manière individuelle ou collective (telle qu’elle se poursuit actuellement avec les EVS) mais aussi en organisant tant que possible des mobilisations traditionnelles."