Pratiques d’abord. Fondée sur l’expérience d’établissements
scolaires qui ont réussi à faire régulariser leurs élèves, elle
propose des idées sur l’aide à apporter au jeune en difficulté :
comment constituer un dossier ? Quelles démarches entamer et
comment ? Que risque-t-il ? Comment organiser la solidarité
autour de lui et faire en sorte que l’action de ses enseignants, de
ses camarades et de leurs parents aboutisse à le tirer du puits.
Elle fournit, dans une seconde
partie des indications juridiques permettant une première approche de
la situation du jeune au regard des textes sur le séjour des étrangers.
La régularisation des sans papiers, les scolaires comme les
autres, est souvent difficile. Moins toutefois qu’il n’y paraît à
la lecture des pages de cette brochure qui donnent une vision condensée
des embûches et des problèmes. Dans les faits, les responsabilités
sont partagées et assumées collectivement. Et le temps passé est
largement payé. D’abord de la satisfaction d’avoir fait ce qu’il
était impossible de ne pas faire. De la joie du jeune tiré de la
clandestinité, ensuite. Mais aussi, et c’est peut-être finalement le
plus important, de la conscience d’avoir vraiment rempli sa mission
d’éducateur et/ou de parent. D’avoir fait la démonstration aux
yeux d’une génération qu’on dit privée de repères que les
adultes savent prendre parti et agir pour empêcher l’inacceptable. Ce
n’est pas rien.
Il reste que, même si la mobilisation des adultes et des jeunes
peut régler un certain nombre de cas d’élèves sans papiers
–beaucoup, faut-il espérer !, la question dépasse évidemment
les situations individuelles et le cas par cas. Derrière chacune de ces
situations souvent dramatiques, se cache en réalité le choix du monde
dans lequel nous voulons vivre et que nous voulons laisser aux jeunes générations.
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